Dans leur quête incessante visant l'application des meilleures pratiques de management modernes, les organisations n’échappent pas à l’intérêt grandissant entourant l’influence de la religion sur le monde des affaires. Touchant des sujets aussi variés que la popularité croissante du système bancaire islamique ou les avantages de localiser les activités de l’entreprise au sein d’une communauté religieuse, études et sondages se multiplient sur tous les continents. Le présent blogue vise à informer, faire réfléchir et surtout inviter les lecteurs à faire part de leurs expériences et de leurs connaissances des liens que partagent les communautés religieuses et les entreprises obéissant à la loi du marché.

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Synthèse : "Poursuite judiciaire entreprises chrétiennes vs Obamacare" et " Le judaïsme et l'éthique des affaires: favorable à la prospérité des entreprises ?"

Dans le cadre de l’analyse des interrelations de la religion et du monde des affaires, j’ai eu la chance d’analyser un conflit avec lequel le Québec a déjà été aux prises qui vise au fond à déterminer si les entreprises peuvent réclamer une liberté de religion et refuser de respecter une loi au nom de cette liberté. Ce faisant, ils brimeraient les droits individuels de leurs employés à l’équité et leur liberté personnelle de religion. L’enjeu est grand et la Cour suprême des États-Unis devra faire preuve d’une grande prudence pour éviter d’ouvrir la porte à des dérogations multiples aux lois en vigueur et au respect des droits des individus au nom de leurs valeurs religieuses. Il s’agira de trouver un équilibre pour préserver les relations au sein des individus et respecter les droits des femmes à disposer de leur corps et à profiter de tous les avantages sociaux que leur procure la loi.  Quelle est la limite pour l’organisation d’imposer sa religion à ses employés ? Telle est la question qui une fois répondue, pourra avoir beaucoup de répercussions.
 
La création d’un équilibre entre liberté de religion et droits individuels est un enjeu d’actualité plus présent que jamais. Par exemple, dans notre environnement immédiat, l’expatriation grandissante fait intervenir la notion d’accommodement raisonnable qui est encore aujourd’hui mal comprise par la majorité de la population. Comment trouver un terrain d’entente, un juste milieu pour savoir où mes droits personnels s’arrêtent et où les droits de l’autre commencent ? Voilà l’enjeu omniprésent auquel toutes les sociétés font face.
 
J’ai également eu la chance d’apprendre quelles valeurs et principes sont prônés par le judaïsme et de quelle façon ils influencent le succès des entrepreneurs juifs. Le judaïsme est axé sur les valeurs relationnelles considérées plus humaines et semble encourager la responsabilisation et le développement personnel des gestionnaires. Autant au niveau des principes directeurs visant à assumer les conséquences de ses actes, d’admettre ses erreurs et d’équité qu’au niveau des valeurs personnelles des individus (humilité, estime de soi positive, compassion, empathie), le judaïsme a fait ses preuves. Ces valeurs peuvent être enracinées dans le code d’éthique des entreprises ou encore être enseignées aux futurs leaders à travers les guides et les organismes offrant des services de consultation. [1]
 
Pour conclure, il faut garder en tête que l’éthique et les valeurs quoique partagées au sein des employés d’une même entreprise ou d’une société peuvent être interprétés de différentes façons. Par exemple, Sergey Brin de Google a « dérangé » par son audace. Il semble toutefois assumer les conséquences de ses actes et être en ligne avec les principes juifs prônant la perfectibilité du caractère et la réalisation de son plein potentiel. Les enjeux à venir sont nombreux au niveau éthique comme on peut le constater par la situation actuelle des organisations au Québec. L’adhérence à une communauté religieuse semble être une avenue à investiguer plus profondément pour évaluer si cette stratégie permettrait de créer une culture organisationnelle plus en ligne avec l’intégrité. Toutefois, la religion reste un élément très personnel voire controversé et s’y référer n’est pas accepter par tout  le monde. Le point commun regroupant ces principes est la création d’une forte culture organisationnelle. Une fois les valeurs bien établies et clairement identifiées par les employés, le travail des gestionnaires sera simplifié. Maintenant, il ne reste plus qu’à choisir des valeurs (religieuses ou non) qui serviront de point de référence pour assurer l’éthique des entreprises.
 
Références:
[1] « Hassidic Rabbi will 'Take Your Business to the Next Level », par Kochava Rozenbaum, disponible en ligne à l’adresse suivante :  http://www.israelnationalnews.com/News/News.aspx/170774 (dernière consultation le 25 avril 2014).

Croyances et pratiques magico-religieuses dans les milieux d'affaires à Kinshasa - Congo

La prégnance et la résurgence des croyances et des pratiques magico-religieuses dans les milieux d’affaires à Kinshasa est un fait aussi observé chez les petits producteurs et distributeurs urbains, que chez les entrepreneurs. Ces derniers, dans leur quête de pouvoir et de se rapprocher de la représentation idéal-typique du décideur cherchant de l’efficacité optimale, ont souvent recours au magico-religieux et aux représailles sorcières qui leur semble une affaire de domination dans leurs relations interpersonnelles.

Croyances religieuses et discrimination en affaires

Les croyance religieuses peuvent parfois aller jusqu’à refuser une opportunité d’affaires. Voici l’histoire d’une photographe professionnelle, d’un fleuriste et d’un pâtissier; trois individus chrétiens qui ont refusé de servir un couple gay en raison de leurs convictions religieuses. Dans les trois cas, on les a poursuivis en justice.

Poursuite judiciaire : Entreprises chrétiennes vs l’Obamacare


La controverse

En juin 2013, la cour fédérale américaine a refusé d’imposer une amende à Hobby Lobby pour avoir nié à ses employés le droit à une couverture d’assurance qui inclut la « pilule du lendemain » (contraception d’urgence) [1]. Nouvellement imposée par l’ObamaCare [2] (officiellement, le  Patient Protection and Affordable Care Act), le volet de la contraception soulève un tollé de protestations de la part des entreprises prônant des valeurs chrétiennes. La cause a été menée en appel devant la Cour suprême mardi dernier, le 25 mars 2014. Hobby Lobby argumentera qu’une entreprise peut être chrétienne, qu’elle a le même droit à la liberté de religion que les individus et qu’elle peut refuser d’encourager la contraception.